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LA CHALLANCINISATION DES ESPRITS

La Challancinisation des esprits : quand la soumission devient une norme

Il ne suffit plus que les salariés soient exploités, il faut aussi qu’ils en viennent à accepter leur sort sans questionner, sans contester, sans même se rendre compte de ce qui leur est imposé. C’est ainsi qu’est née la challancinisation des esprits, un phénomène insidieux qui gangrène le monde du travail et qui s’illustre parfaitement dans la culture d’entreprise de Challancin.

Définition et mécanismes

La challancinisation des esprits désigne l’adhésion progressive et passive des salariés aux politiques managériales, les amenant à accepter aveuglément des décisions, même lorsqu’elles vont à l’encontre de leurs droits fondamentaux. Cela passe par plusieurs leviers :

  • Une hiérarchie toute-puissante dont les décisions ne doivent pas être remises en question.

  • Une communication d’entreprise visant à faire passer des injustices pour des nécessités économiques.

  • La dévalorisation des collectifs de salariés et des syndicats, présentés comme des obstacles au bon fonctionnement de l’entreprise.

  • Une peur latente, qui pousse à la docilité par crainte des représailles.

Quand la soumission devient une seconde nature

La challancinisation des esprits repose sur un travail de sape constant. On ne dit pas aux salariés qu’ils doivent obéir aveuglément, on les conditionne pour qu’ils en viennent à croire que toute contestation est vaine, voire nuisible.

Les services RH en sont souvent les premiers vecteurs : au lieu d’être garants du respect du droit du travail, ils deviennent des instruments de légitimation des abus. Plutôt que d’appliquer les lois et les conventions collectives, ils les contournent sous couvert de nécessité ou de pragmatisme économique. Ainsi, dans une entreprise où la challancinisation est avancée, on finit par entendre des phrases comme :

  • « C’est comme ça, on n’a pas le choix. »

  • « Si tu n’es pas content, il y a des gens qui attendent à la porte. »

  • « Les syndicats, ça ne sert à rien ici. »

Peu à peu, la résistance s’éteint, et l’inacceptable devient la norme.

Un phénomène dangereux pour tous

Si la challancinisation des esprits est un fléau pour les salariés, elle l’est aussi pour l’entreprise elle-même. À force d’étouffer toute pensée critique et toute remise en question, on se retrouve avec un environnement de travail sclérosé, où l’iniquité règne et où la démotivation prend le dessus.

C’est un cercle vicieux : plus la soumission progresse, plus les abus se multiplient, jusqu’au jour où l’accumulation devient insupportable et où la colère explose. Car il ne faut pas se leurrer : aussi efficace que puisse paraître la challancinisation, elle ne peut pas effacer indéfiniment la réalité. À force de nier les droits, de mépriser les travailleurs et de transformer les RH en simples relais des pressions hiérarchiques, l’entreprise finit par scier la branche sur laquelle elle est assise.

Résister à la challancinisation !

Heureusement, ce phénomène n’est pas irréversible. Il repose sur l’acceptation passive des salariés, et c’est précisément cette acceptation qu’il faut combattre. Comment ?

  • En informant les travailleurs sur leurs droits, pour briser le mythe d’une toute-puissance patronale.

  • En soutenant les initiatives syndicales, seul contre-pouvoir organisé face à ces dérives.

  • En refusant d’adopter une posture de soumission et en réhabilitant l’esprit critique.

Face à la challancinisation des esprits, l’enjeu est clair : soit nous acceptons de devenir des exécutants sans âme, soit nous nous réapproprions notre dignité de travailleurs. La première option mène à l’asservissement, la seconde à la justice sociale.

Le choix est entre nos mains.

 

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