Reclassification : ONET prend ses responsabilités, SAMSIC se challancinise
Le 10 mars 2025, le Syndicat du Nettoyage du Maine-et-Loire (CGT Nettoyage 49) a mis les pieds dans le plat. Dans deux courriers bien sentis, il interpelle ONET et SAMSIC au sujet de M. XXXXX, salarié du Super U de Tiercé, coincé dans une bataille de classification liée à un transfert entre prestataires. Alors que l’un agit, l’autre brille par son silence. Sur le point.
Une histoire de classification et de droits
M. XXXXX, anciennement chez SAMSIC et repris par ONET dans le cadre de l’Annexe 7 de la Convention Collective Nationale des Entreprises de Propreté (CCNEP), se retrouve au cœur d’un litige. Classé Agent de Service (ASCS), il devrait pourtant être en AQS2, selon l’Avenant de 2002, classification conventionnelle pour la coduite d’une autolaveuse autoportée. Le syndicat réclame son reclassement, un rappel de salaire pour février 2025 chez ONET, et une régularisation rétroactive pour son temps chez SAMSIC. Cerise sur le gâteau : chez ONET, une prime de transport manque à l’appel et aucun relevé d’heures n’a été fourni.
ONET dit oui, et agit vite
Du côté d’ONET, la réponse ne s’est pas fait attendre. L’entreprise, basée à Saint-Grégoire, a donné son feu vert pour reclasser M. XXXXX en AQS2. Mieux encore, elle s’engage à verser le rappel de salaire et à corriger les oublis (prime de transport incluse). Une réaction rapide qui prend en charge tous les cas d’exigences syndicales. Chapeau bas pour cette réaction !
SAMSIC se challancinise : silence radio
Mais chez SAMSIC, c’est une autre histoire. À Saint-Barthélemy-d’Anjou, on semble faire la sourde oreille. Pas un mot sur le rappel de salaire réclamé pour la période où M. XXXXX était sous leur coupé. « SAMSIC se challancinise », ironise le syndicat, pointant une attitude qui rappelle les pires travers du secteur. Un silence qui interpelle !
Et maintenant ?
ONET montre l’exemple, SAMSIC joue la montre. La balle est dans le camp de cette dernière pour éviter que l’affaire ne prenne une tournure plus sérieuse. L’Inspection du Travail, en copie des échanges, est informée et la saisine du Conseil de Prud’hommes n’est pas très éloignée.
À suivre…